La pintade : la petite volaille qui a tout bon en goût et en nutrition !

 

 

 

 

 

Aujourd'hui, nous avons tous envie de nous changer les idées et de nous faire plaisir, notamment avec des saveurs qui rompent avec le quotidien, tout en maitrisant notre équilibre alimentaire et notre budget ! C'est donc le moment de profiter de la pintade et de ses merveilleuses qualités gustatives et nutritionnelles... Cette petite volaille typée, ancrée dans la gastronomie française - pays n°1 de la production et de la consommation dans le monde -, a tout pour séduire !

 

 

 

Avec ses multiples nutriments, son faible apport calorique et son format pour 4 convives, elle arrive à point nommé pour offrir des instants gourmands et équilibrés pour tous !

 

 

 

Sa chair tendre et juteuse, entre gibier et volaille, est à la fois pauvre en matière grasse et riche en protéines. Elle se caractérise par sa richesse en fer, en zinc et par la présence de nombreuses vitamines du groupe B. Dr Laurence Plumey, médecin-nutritionniste, souligne même : « elle est recommandée à tous les âges de la vie, car elle s'adapte très bien aux besoins spécifiques de chacun ! ».

 

 

 

 

 

« La pintade : une volaille qui mérite sa place auprès de toute la famille ! » : l'avis du Dr Laurence Plumey, médecin-nutritionniste

 

 

 

 

 

Le point de vue du Dr Laurence Plumey. Médecin Nutritionniste :

 

Une volaille peu calorique

 

La pintade est peu calorique. À raison d'une moyenne de 110 à 120 Kcal/100g, savourer une cuisse ou un filet de pintade (compter 150 g de portion) ne nous apporte que 160 à 180 Kcal, en raison de la faible teneur en matière grasse de la pintade. Un apport calorique tout à fait raisonnable puisqu'il ne représente que 8 à 10% du besoin énergétique d'une femme (1800 à 2000 Kcal par jour) et 6 à 7% de celui d'un homme (2300 à 2500 Kcal par jour). Raison pour laquelle déguster régulièrement de la pintade non seulement ne fait pas grossir - mais s'intègre même parfaitement dans une alimentation contrôlée en calories à visée amaigrissante. Pour comparaison, l'apport calorique de la pintade se situe au même niveau que celui des viandes maigres, du poisson et des œufs.

 

 

 

Juste ce qu'il faut de gras ...

 

Le gras d'une viande est aussi la garantie qu'elle soit savoureuse, car les molécules qui véhiculent le goût sont lipophiles, c'est-à-dire solubles dans les lipides (graisses). Toutefois point trop n'en faut. C'est le cas de la pintade qui en a la juste dose. Elle en contient en moyenne entre 2,5 et 3g/100g, et se situe donc dans la catégorie des viandes maigres. Il s'agit d'une moyenne sachant que la cuisse est naturellement un peu plus grasse (3 à 4g/100g) que le filet (0,7 à 1g/100g). En somme, qu'il s'agisse du filet ou de la cuisse, une part de pintade (150g) ne nous apporte que 4 à 6 g de lipides, ce qui est bien peu au regard des 80 à 100g de lipides quotidiens prévus dans le cadre d'une alimentation équilibrée. Au demeurant, dans le gras de la pintade, les graisses saturées sont très minoritaires (moins de 25%) au profit des graisses mono-insaturées (les Oméga 9), bonnes graisses recommandées en prévention des maladies cardio-vasculaires. En somme, peu de gras et surtout du bon gras.

 

 

 

Beaucoup de protéines ...

 

La pintade remplit bien son rôle de source de protéines animales. Elle en contient en moyenne entre 21 et 25g de protéines/100g de pintade, soit près de 30 à 35g par portion de 150g. Un apport important qui représente près de 50% de notre besoin en protéines, de la journée - ce d'autant que ces protéines sont d'excellente valeur nutritionnelle. Ces protéines sont des fibres musculaires qui donnent toute sa densité à la chair de la pintade. Cette richesse naturelle en protéines est utile aux enfants et adolescents en pleine croissance, aux adultes pour entretenir leur masse musculaire, aux sportifs pour la développer et aux seniors et sujets âgés pour la préserver au mieux.

 

 

 

Une bonne source de fer, très utile pour les femmes

 

Le fer est un composant de l'hémoglobine des globules rouges ; il contribue à oxygéner les cellules et à stimuler les défenses immunitaires. Le manque de fer provoque une fatigue physique et mentale et augmente la sensibilité aux infections. Or, les femmes sont particulièrement sujettes au manque de fer ; il concerne pratiquement une femme sur deux, et ce en raison d'un besoin quotidien élevé (16 mg/jour, soit le double de celui d'un homme) et d'une trop faible consommation de fer. En effet, les femmes ne sont attirées ni par la viande rouge, ni par le foie, ni par le boudin noir, aliments les plus riches en fer. Or, la chair de la pintade contient du fer en quantités très intéressantes, surtout au niveau des cuisses, à raison de 2,5 mg/100g - valeur supérieure à la plupart des autres volailles. De plus, le fer de la pintade est, comme toutes les sources de fer d'origine animale, sous une forme héminique qui le prédispose à être 4 fois mieux absorbé au niveau intestinal que le fer d'origine végétale.

 

En somme, voilà donc une volaille particulièrement intéressante pour les femmes et toutes les personnes prédisposées au manque de fer comme les jeunes enfants, les adolescentes, les femmes enceintes et en période d'allaitement.

 

 

 

Mais aussi du zinc et des vitamines ...

 

La viande de la pintade contient beaucoup de zinc. À raison d'une moyenne de 1,5 mg/100g, la part de pintade nous apporte près de 2,2 mg de zinc soit 25% de notre besoin quotidien en zinc. C'est une qualité assez rare, que l'on trouve surtout dans les poissons et fruits de mer. Le zinc est précieux, car c'est un oligo-élément anti oxydant qui, de plus, est très recherché pour stimuler les défenses immunitaires. La pintade contient également des vitamines du groupe B. Manger de la pintade revient à nous fournir 25 à 40% du besoin quotidien en vitamines B5, B6 et B12 - et 100% du besoin quotidien en vitamine B3. Ces vitamines aident à transformer en énergie ce que nous mangeons. En manquer augmente le risque de fatigue.

 

 

 

 

 

 

 

 

La pintade, au quotidien de chacun, selon les âges

 

 

 

La bonne portion, adaptée aux âges :

 

Comme toutes les viandes, la pintade peut être donnée à un enfant dès l'âge de 7 à 8 mois, à condition d'être bien cuite et mixée, hachée pour s'adapter aux conditions de mastication de l'enfant ; une petite cuillère à café suffit, au début. Les quantités seront ensuite adaptées à l'âge, allant de 20g par jour à l'âge de 1 à 2 ans - à 50g par jour à l'âge de 5 ans - et à 100g la portion et par jour à l'âge de 10 ans. Au-delà, chez l'enfant pubère, puis l'adolescent et l'adulte, la taille de la portion est d'environ 150g par jour et correspond à une belle cuisse ou un beau filet.

 

 

 

Une contribution très intéressante aux besoins nutritionnels.

 

Nous avons vu que manger de la pintade apporte des protéines, du fer, du zinc et des vitamines du groupe B. Qualités intéressantes pour tous, mais plus particulièrement pour les enfants et adolescents (en pleine croissance), les femmes (souvent en carences, régimes fréquents), les femmes enceintes et celles qui allaitent (besoins nutritionnels globalement augmentés), les seniors et personnes âgées (carences fréquentes). La pintade ayant une belle densité nutritionnelle, elle permet non seulement de manger gourmand, mais également utile !

 

 

 

La pintade : compatible avec les régimes

 

 

 

En raison de ses nombreuses qualités, la pintade peut être consommée en de multiples contextes pathologiques nécessitant un régime spécifique, dont entre autres :

 

-          Pour perdre du poids : la pintade a cette grande qualité d'être riche en protéines et pauvre en matières grasses - tout en apportant minéraux, oligoéléments et vitamines. Elle est donc rassasiante, contribue à limiter la perte musculaire, et limite les risques de carence en fer, zinc et vitamines du groupe B, carences fréquentes dans les régimes mal conçus.

 

-          Pour gérer un excès de mauvais cholestérol : la pintade est pauvre en matières grasses et au demeurant particulièrement pauvre en graisses saturées. En revanche, elle contient un peu d'Oméga 9. Un profil lipidique tout à fait compatible avec les recommandations données dans ce contexte et visant à contrôler les apports de graisses saturées et à augmenter la consommation d'Oméga 9 (olive, amandes) et Oméga 3 (poissons gras, colza, noix, lin). 

 

 

 

Sources : Ciqual 2016. Répertoire Général des Aliments »

 

 

 

 

 

À propos du CIP

 

 

 

Créé en 1997, le Comité Interprofessionnel de la Pintade (CIP) est le comité de la pintade française. Le CIP est membre de l'interprofession nationale des volailles de chair (ANVOL), reconnue par les pouvoirs publics. Le CIP regroupe 1 000 éleveurs, 30 abattoirs, les accouveurs et les sélectionneurs, les fabricants d'aliments et la distribution alimentaire (Grandes surfaces alimentaires et Intermédiaires de commerces). Son principal objectif est de (re) dynamiser la filière française de la pintade et de veiller à la qualité du produit tout en développant « le goût du bon ».