La France sacrifie sa jeunesse avec une violence inouïe



Par Maxime Thory, auteur de
« Les jeunes meurent toujours les premiers ».

Alors que la mobilisation lycéenne et étudiante à l’encontre de la « Loi El Komhri » marque l’actualité (Mouvement "Nuit Debout", manifestations et rencontres avec Manuel Valls prévues cette semaine) et démontre l'amplification de la colère de la jeunesse française, Maxime Thory, 24 ans, publie un ouvrage « Les jeunes meurent toujours les premiers » aux éditions Edilivre.

Dans son essai, le jeune auteur porte une voix différente : celle de la masse silencieuse, de tous ces jeunes qui, plutôt que de manifester, défiler, occuper et bloquer des établissements, travaillent pour sortir de la précarité dans laquelle les politiques, les élites, les baby-boomers - génération hédoniste - les a plongés.

Pour Maxime Thory : «  La France sacrifie sa jeunesse avec une violence inouïe. Endettés dès leur mise au monde, désavantagés par un marché du travail qui protège tout le monde sauf eux, forcés à l’exil, les jeunes n’ont jamais été aussi défavorisés ».

Le constat de cet étudiant est en effet sans appel : « Un frisson de révolte traverse actuellement une jeunesse de France précarisée économiquement et ignorée politiquement. Être jeune en France aujourd'hui, c'est lutter pour tout : logement, travail, rien n’est acquis et tout est présenté́ comme hors de portée ».

Au-delà de dresser le constat sévère du quotidien d’une génération qu’il qualifie lui-même de  « Lehman Brothers » parce que « c’est elle qui paie les erreurs commises par nos aînés ».

Maxime Thory avance 10 propositions chocs :
·       une libération des énergies : création d'un contrat unique, passage d'une logique d'assistance à une logique de confiance accordée aux jeunes générations, réécriture totale du code du travail, organisation d'un véritable Grenelle de la jeunesse,
·  ainsi qu’un renouvellement radical du personnel politique et des pratiques : interdiction à vie d’un mandat électif pour tout élu condamné pour détournement de fonds ou fraude fiscale, âge de la retraite pour les parlementaires, quotas de jeunes.

« Du 1er au dernier rang de la classe, tous les élèves et étudiants ressentent ce même malaise, cette fracture générationnelle profonde.
Face à ce frisson de révolte qui traverse notre Jeunesse : Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont-ils ses seules solutions ?
Je crois que nos dirigeants doivent enfin écouter et entendre les Jeunes, mais surtout leur faire confiance, quitte à se remettre directement et profondément en cause : le système est à bout de souffle » conclut Maxime THORY.