Le mode d’accouchement a-t-il un impact sur l’enfant ?


Accueillir son enfant, c’est le laisser « venir au monde », accepter qu’il soit une personne.
C’est partager l’acte de l’accouchement, se mettre à l’écoute de l’enfant dès sa conception.

Le mode d’accouchement a-t-il un impact sur l’enfant ?

Normalement, l’enfant prend les rênes, il déclenche l’accouchement en stimulant chez la mère la production d’hormones et de médiateurs qui vont mettre en route le travail.

Si l’accouchement est provoqué par des produits médicamenteux, l’enfant ne peut plus jouer ce rôle et subit passivement l’accouchement.

Par ailleurs, il faut se souvenir que l’intestin grêle du nouveau-né ne contient aucune bactérie bénéfique (flore intestinale) lui permettant de digérer ses aliments. La constitution de la flore intestinale dépend de ce moment particulier qu’est l’accouchement.

Au fur et à mesure du passage par les voies génitales naturelles, la colonisation de l’intestin se fait par inhalation de la flore vaginale et rectale de la mère et se finalise au cours de l’allaitement.
De ce fait, cela ne peut s’effectuer en cas de césarienne.

Qu’est-ce que l’haptonomie ?
Selon les mots de son concepteur, le Néerlandais Frans Veldman, l'haptonomie est la « science des interactions et des relations affectives humaines ». Elle mise sur une présence dite affective et « confirmante » qui se manifeste par le toucher.

À compter d'environ quatre mois de grossesse, le bébé est assez développé pour percevoir un toucher affectif et y réagir : il vient, par exemple, se coller sur les mains du père ou de la mère et se laisse bercer à travers le ventre de sa maman.

Le toucher est le premier « langage » comme l'a démontré Ashley Montagu. Ces contacts haptonomiques, c’est-à-dire des touchers affectifs de qualité, confèrent au petit bébé un important sentiment de sécurité.

Ce sera pour le bébé le gage d’un plus grand équilibre émotionnel après sa naissance. Ces touchers peuvent continuer d’avoir lieu pendant l'accouchement, ils faciliteront la naissance du bébé et son adaptation à sa nouvelle vie extra-utérine.

Les modes d’accouchement particuliers
La future maman est seule à même de savoir ce qu’elle désire.
La préparation dans l’eau
Une tentative de préparation en piscine est possible.
En cas d’inconfort ou de manque de confiance, il vaut mieux choisir un autre type de préparation.

Le problème me semble également parfois venir de la qualité des eaux de piscine (chlore ou antiseptiques pas toujours anodins). Là, un compromis sera fait entre la richesse et la joie de se trouver en milieu porteur, ludique, englobant, parfois plus rassurant que le milieu aérien et les désavantages éventuels de l’environnement, quoique l’on puisse choisir des piscines sans chlore.

Césarienne 
L’ensemble des publications démontrent actuellement un lien fort entre césarienne et pathologies, notamment allergies et asthme dans la prime enfance.

Le bébé né par voie haute n’est pas en contact avec la flore vaginale de sa mère et ne peut coloniser son intestin comme le fait un bébé né par voie basse. Aussi, lorsque le choix est possible, il est préférable de suivre le mouvement naturel et de laisser le bébé prendre la direction des opérations.

En effet, on sait que l’enfant déclenche sa naissance par tout un ensemble de sécrétions hormonales et de neuromédiateurs. C’est lui qui favorise la dilatation du col et permet un accouchement le plus physiologique possible.

La péridurale
Un anesthésique local est refroidissant et donc peut ralentir le mé- tabolisme dans les zones injectées (digestion, motricité chez la mère, absence de ressenti de l’accouchement, passivité et risques de dérèglement ostéopathique...).

Les doses injectées aux mères agissent souvent sur l’enfant, relié encore au cordon. Les anesthésiques passent et agissent sur le diaphragme, en l’endormant, ce qui empêche l’expulsion complète des glaires bronchiques.

Les antibiotiques pour le bébé ?
En cas de risque d’infection ou de fièvre, sont souvent prescrits des antibiotiques au bébé dans les premiers jours de vie. Dans ce cas, il convient de penser à reformer la flore intestinale de ce bébé, flore déjà très rudimentaire à cette époque et qui sera totalement détruite par les molécules chimiques.

Il convient d’ensemencer alors l’intestin grêle et le côlon du bébé avec des souches de bactéries physiologiques type probiotiques, vivantes ou revivifiables en sachets, que l’on appliquera sur le mamelon en cas d’allaitement ou qui seront dilués dans le biberon pas trop chaud de lait maternisé, ceci pendant toute la durée des antibiotiques et au moins durant dix à quinze jours après la fin du traitement.

Supplémentation en vit.K
Elle est indispensable en cas d’accouchement traumatique et risque hémorragique chez l’enfant.
Par contre, la vitamine K, notamment la vitamine K2 est produite au niveau de l’intestin et du cæcum grâce à la flore intestinale.

Chez le bébé, cette flore intestinale est souvent insuffisante.
Il convient donc de pallier le manque uniquement si on a eu un accouchement difficile, une césarienne ou un non-allaitement maternel.

Il faut savoir que le jus de carotte apporte suffisamment de vitamine K dans les autres cas, jus pris par la maman qui allaite ou donné en petites quantités au bébé.
La chambre de l’enfant

Les objets proposés aux sens du bébé et de l’enfant doivent être réels. Choisir ce qui favorise le toucher et ne pas leurrer les sens du bébé et de l’enfant. Préférer des objets en bois brut, des tissus vrais naturels, des matières que l’enfant découvre dans la nature. Les petits ont surtout besoin de la chaleur humaine, corporelle, des objets et des couleurs. Comme à l’époque de nos grands-parents, une peau de mouton naturelle posée sur le matelas entre celui–ci et les draps permet de maintenir une chaleur uniforme pendant la nuit et les siestes.


Dr. Régis Grosdidier & Edith Lassiat      

                        
                                                                              

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