KINESIOLOGUES : QUI SONT-ILS ? - PORTRAIT D'UNE PROFESSION

 

Le Syndicat National des Kinésiologues (SNK) a réalisé un sondage sur les professionnels qui exercent cette discipline en France. A la veille de leur premier colloque national, portrait d'un véritable métier exercé avec éthique et déontologie, qui permet aux consultés de retrouver leur équilibre. Explications. 

Alors que cette discipline gagne en notoriété auprès des Français qui ont recours à des consultations désormais régulières, le SNK, Syndicat représentatif et historique des kinésiologues, vient de réaliser une enquête en ligne, auprès des professionnels installés, afin d'en dresser le portrait. 

Initiée dans les années 60 par des chiropracteurs américains, enrichie par la vision de l'énergétique chinoise et les découvertes des neuro sciences, la kinésiologie est une approche humaine globale. Elle vise à accompagner toute personne vers un meilleur équilibre sur les plans mental, émotionnel, physique et énergétique.L'objectif d'une séance de kinésiologie est d'aider le ou la consultant(e) à mieux s'adapter à la réalité qui l'entoure. Cela, en l'aidant à identifier les causes de conflits et de mal être intérieur, source de tensions physiques et/ou psychiques et de comportements inadaptés, puis en libérant le poids des charges émotionnelles associées par des équilibrations appropriées.” explique Sarah Alimondo, Présidente du SNK.

Qui sont donc les kinésiologues ? D'abord, une grande majorité de femmes (75%) qui ont entre 35 et 55 ans. Les hommes qui exercent, sont en moyenne âgés de 45 à 65 ans. Tous ces pratiquants ont suivi un cursus durant 1 à 2 ans (34%) voire 2 à 3 ans (56%), soit à temps partiel, soit à temps complet. Mais tous sont titulaires d'un cycle d'études complets, assorti le plus souvent de stages pratiques. 

54% des kinésiologues sont installés à la suite d'une reconversion professionnelle et pour l'autre moitié, en complément d'une activité salariée. Dans 90% des cas, cette installation, tout comme les frais d'études, ont été financés grâce à leurs fonds propres. Ils optent ensuite, à 80% pour le statut de micro-entrepreneur et 20% pour le régime de droit commun. 

Pour autant, ces professionnels, une fois en activité, ne cessent de vouloir progresser et continuent à se former. 66% d'entre eux choisissent d'approfondir encore leurs connaissances en kinésiologie. 58 % associent leur savoir par une perfectionnement en naturopathie. 33 % s'intéressent à la psychologie ou les rapports fonctionnels avec le corps. 

Avant d'embrasser cette nouvelle carrière, ils venaient d'horizons divers : 47% étaient ouvriers/employés, 29%, cadres et 17% artisans. Un choix mûrement réfléchi puisqu'ils occupaient leur précédent job depuis au moins 10 ans (40% d'entre eux), voire même, depuis 20 ans et plus (pour 44% des autres).

Lorsqu'on les questionne sur leur motivation, 67% des kinésiologues déclarent avoir choisi délibérément choisi ce métier par vocation. Mais aussi aussi pour donner un sens à leur vie (66%). Enfin, 37,5% par désir d'être indépendants. 

Une grande moitié exerce depuis 2 à 5 ans (52%). Et l'autre moitié depuis 10 à 20 ans et plus. Pour 60% d'entre eux à plein temps et 40% à temps partiel, depuis un cabinet indépendant (47%) ou à leur domicile (37%). On les retrouve aussi au sein des maisons de santé ou regroupements de professionnels (26%). 87% des kinésiologues sont repartis en province et 14% en Ile de France. 

Le nombre de consultations individuelles est d'environ 10 à 20 dans le mois pour 60% des kinésiologues. 40% d'entre eux font plus de 40 consultations individuelles. La durée d'une séance oscille entre 1h et 1h30 en moyenne et peut s'établir entre 50 et 70 euros selon le cabinet. 8 clients sur 10 est une femme. Puis viennent les enfants et les adolescents. Ils consultent sur recommandation de proches ou à la suite d'une publicité (réseaux sociaux, pages jaunes). 4 clients sur 10 viennent sur préconisation de leur médecin.

Les consultés veulent, le plus souvent, retrouver un équilibre pour corriger leur stress, leur problème de sommeil ou résorber des douleurs. Dans ce cadre, il est courant que le kinésiologue dialogue avec les professionnels de santé, majoritairement avec les kinésitérapeutes/ostéopathes mais aussi, dans une proportion plus réduite, avec les médecins généralistes ou les spécialistes. 

Plus d'infos sur le SNK  : www.snkinesio.fr