Compléments alimentaires / incohérence, fausse expertise : focus sur une analyse approximative

 

 

Paris, le 19 octobre 2020 - Synadiet, le Syndicat National des Compléments Alimentaires, qui représente les acteurs du secteur des compléments alimentaires et des produits de santé naturels, souhaite réagir au dernier numéro hors-série de 60 millions de consommateurs « Médicaments sans ordonnance », qui cherche à instaurer des peurs sur les solutions de soins et de prévention mises à la disposition de la population.

 

Un hors-série sensationnaliste, dans le but d'informer ou d'effrayer le consommateur ?

 

60 Millions de consommateurs cherche-t-il à vendre à tout prix son numéro hors-série au détriment du consommateur et du patient ?

 

En effet, alors que notre système de santé français et que la qualité de nos produits figurent parmi les meilleurs au monde, qu'il s'agisse de médicaments ou de compléments alimentaires, 60 millions vise le dénigrement systématique pour plus de sensationnalisme médiatique.

 

Au vu du ton donné dans ce numéro, on peut légitimement se demander si le but réel de 60 millions de consommateurs est d'informer les consommateurs ou bien de les effrayer. Le numéro se montre en effet très alarmiste que ce soit à l'égard tant des médicaments avec prescription ou en vente libre que des compléments alimentaires. En affirmant la dangerosité de tous ces produits sans distinction aucune, quel est l'objectif réel du magazine ?

 

Synadiet dénonce des incohérences répétées et une méthodologie approximative

 

Médicaments et compléments alimentaires ou produits de santé naturels sont des produits très différents qui trouvent leur juste utilité dans l'arsenal de produits à disposition des médecins et professionnels de santé pour soulager les maux du quotidien.

 

Tout au long de ce hors-série, 60 Millions de consommateurs opère des amalgames grossiers entre ces différents types de produits et un grand nombre d'incohérences sont à noter tout le long des articles.

 

Pour illustration, une plante, l'échinacée, proscrite dans l'un des articlesu, car jugée inutile, va être recommandée ailleurs, en tisane, pour la même indication et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. On peut se demander pourquoi les plantes trouvent grâce aux yeux de la revue dans la catégorie tisane et phytothérapie quand elles n'inspirent que méfiance sous forme de compléments alimentaires.

 

Par ailleurs, ce hors-série a tenté de mettre en place une notation arbitraire de 72 compléments alimentaires selon une méthodologie opaque et hasardeuse dont les critères de notation sont incompréhensibles, basée sur des smileys de couleurs : vert (à privilégier), orange (faute de mieux) et rouge (à proscrire), aucune autre explication n'est apportée quant à cette méthodologie.

 

Certains produits, de compositions très proches, ne sont pourtant pas notés de la même façon et cela sans aucune explication complémentaire. Par exemple, deux produits à base d'acérola de marques différentes avec composition et noms similaires vont avoir pour le premier un smiley vert et pour le second un orange, sans aucune justification.

 

Des preuves scientifiques bel et bien existantes et des erreurs réglementaires avérées

 

A de nombreuses reprises, la revue nie les effets de certains ingrédients pour lesquels l'EFSA, Autorité européenne de sécurité des aliments, a pourtant procédé à une évaluation et autorisé une allégation. Plusieurs ingrédients sont dès lors jugés inutiles, inefficaces, quand des preuves et avis scientifiques d'instances européennes reconnues existent bel et bien. Les auteurs remettent ainsi en cause l'efficacité et la sécurité de plusieurs produits qui bénéficient de données attestant celles-ci. En outre, l'article commet à plusieurs reprises des erreurs réglementaires : elle affirme par exemple que la mélatonine à 1,9 mg devrait être prescrite par un médecin, quand il s'agit d'une dose physiologique autorisée en complément alimentaire.

 

Ce n'est pas la première fois que 60 millions de consommateurs affiche son parti-pris contre les produits de notre secteur, pourtant très régulés et faisant l'objet de contrôles réguliers.

 

Il est temps que l'objectivité s'invite dans des écrits trop souvent orientés pour enfin assurer une information juste et proportionnée au consommateur.