Le mal-être, le mal-vivre

S’il est un état qui doit interpeller, c’est bien celui du mal-être et du mal-vivre. Ponctuel, il invite à entendre le sens, à percevoir quel en est le déclencheur interne ou externe. Mais s’il est récurrent et devient votre ordinaire, il est véritablement urgent de vous réveiller. Si vous n’êtes pas toujours responsable de ce qui arrive dans votre vie, vous êtes responsable de ce que vous en faites.

 


S’il est un état qui doit interpeller, c’est bien celui du mal-être et du mal-vivre. Ponctuel, il invite à entendre le sens, à percevoir quel en est le déclencheur interne ou externe. Mais s’il est récurrent et devient votre ordinaire, il est véritablement urgent de vous réveiller. Si vous n’êtes pas toujours responsable de ce qui arrive dans votre vie, vous êtes responsable de ce que vous en faites. J’ai rencontré de nombreuses personnes qui attribuaient avec beaucoup de conviction les raisons de leur mal-être à des causes exté- rieures. Les parents, la famille, la société, les patrons, la crise, le rejet par autrui, toute une litanie de causes extérieures qui plongent l’individu dans une impossibilité de pouvoir vivre son existence avec bonheur. Tout cela s’accompagne de reproches, de plaintes, de généralisations, de critiques, de globalisations invalidantes : « Ce sera toujours comme cela, je ne pourrai jamais y arriver, les autres me veulent du mal, personne ne peut me comprendre, c’est à cause de la société, ce sont tous des pourris... » Je suis surpris de constater combien de personnes cherchent ainsi les causes de leur malheur à l’extérieur d’eux-mêmes et vivent ainsi avec beaucoup d’impuissance et d’aigreur. Elles s’enferment dans une insatisfaction permanente qui diffuse à leur être une énergie malfaisante tant elle est alimentée par des messages et des comportements nuisibles à leur propre santé. Le risque est de ressasser ce mal-être et de devenir amer, de laisser les ressentiments prendre le pas sur votre devenir et le masquer. Viennent ensuite les fausses croyances, les ruminations intérieures qui sapent le moral et vous conduisent vers le chemin de la victimisation et des discours extérieurs où vous envahissez autrui par l’exposé de votre malheur, de vos maladies, de vos pénuries existentielles...

Vous aurez compris que cette voie est vouée à un manque de vitalité et freine gravement votre développement ! Et pourtant, si vous vivez ou avez vécu cet état, vous connaissez la souffrance qui profondément vous anime. Ce mal-être n’est pas tombé sur votre berceau, mais il est possible que la source initiale reste à entendre. À ce stade, je vous invite à ne pas sombrer dans la résignation ou la défaite, mais bien plus à entreprendre le chemin de l’écoute de votre être et réapprendre à oser investir, pas après pas, de nouveaux territoires. La solution se trouve rarement chez les autres, mais en soi. Vous avez ou vous pouvez acquérir les ressources nécessaires pour vivre mieux votre vie ; il vous faudra aller à la source, et j’espère que cet ouvrage vous offrira des clés essentielles. Main- tenant, si votre état de mal-être est récent et passager, vous avez toutes les raisons de vous apaiser, vous n’êtes pas seul dans cette situation et les clés porteuses de sens ne sont certainement pas très éloignées du vécu récent de votre vie. À vous d’apprendre à écouter les symptômes, les déclencheurs intérieurs et extérieurs et à voir, entendre, ressentir quelle réponse vous avez instinctive- ment mise en œuvre. Quand vous aurez repéré votre propre fonc- tionnement, bien souvent inconscient, vous trouverez le début du mode d’emploi pour changer.

L’autre risque dans la gestion du mal-être est de chercher un substrat chimique extérieur pour apaiser cette souffrance, cette mélancolie et de donner ainsi le pouvoir aux psychotropes : selon certaines statistiques, un Français sur quatre y a recours. L’utilisation quasi systématique de ce genre de médication (les anxiolytiques, les antidépresseurs, les hypnotiques, les neuroleptiques...) vous attire dans un engrenage, créant des effets secondaires bien souvent dramatiques, affectant votre mental et votre personnalité, vous conduisant dans une dépendance et vous évitant d’aller chercher le sens de vos souffrances. Si certains médicaments sont indiqués dans des périodes de trouble sévère, il en est souvent fait un usage abusif.

Mettre du sens sur ces périodes de mal-être est essentiel ; je vous propose, à partir des quelques clés incluses dans ce livre, de tenter d’entreprendre cette recherche essentielle. Je vous indique ci-dessous une clé toute simple à utiliser chaque jour.

Clé n°1
Apprendre à sortir des pensées automatiques et envahissantes et construire un dialogue avec vous-même, avec vos ressentis basés sur votre vécu personnel. Voici quelques possibilités :
Le soir, avant de vous coucher, prenez un moment rien qu’à vous dans un espace paisible où vous ne serez pas dérangé. Assis ou allongé confortablement dans une demi-obscurité, vous pourrez vous poser ces quelques questions :
Comment ai-je vécu cette journée ?
Quels en ont été les bons moments ? Quelles rencontres ai-je faites ? Comment les ai-je vécues ? Qu’est-ce qui a été difficile pour moi ? Qu’est-ce qui est touché chez moi ? Suis-je conscient de ma part de responsabilité ? Que vais-je en faire de façon concrète ?...

Puis prenez quelques inspirations, centrez-vous sur le bon et souhaitez-vous une bonne et douce nuit réparatrice. La lecture d’un poème, le tirage d’une carte de tarot viendront boucler ce partage avec vous-même, et cela ne vous prendra que quelques minutes. Si un fait ou une pensée vous tracasse, écrivez-les et chassez-les provisoirement de votre univers.
Il est possible d’ouvrir un cahier personnel sur lequel vous noterez jour après jour vos découvertes, vos ressources et aussi ce qui vous contraint en validant un axe de travail, une action à mettre en œuvre.

Si ce travail se crée dans votre intériorité en prise directe avec votre vécu et avec vos aspirations, vous serez surpris, quelque temps plus tard, en relisant vos notes, de voir les progrès que vous avez réalisés.

« Il est nécessaire de semer, de cultiver avec amour pour recueillir les fruits de votre travail ; le temps est avec vous, la saison de la cueillette vous enchantera, elle sera délicieuse et vous en sortirez enrichi ; pour les plus attentionnés avec eux-mêmes, d’autres récoltes vous attendent : c’est ainsi que les saisons viendront ponc- tuer votre mue intérieure, jusqu’à votre élévation ultime, que je vous souhaite riche et féconde. »

 

Lucien  Essique

 

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