D’où vient votre blessure narcissique ?

Tout est la faute de nos parents, c’est bien connu ! À cause de cette éducation totalement inadéquate, nous voilà contraints de vivre lestés d’un fardeau. S’il est fort probable qu’en effet père et mère n’aient pas été totalement à la hauteur, reste que c’est à nous de bouger et de redorer notre blason. Faisons un petit tour dans le passé pour mieux préparer notre avenir (radieux, évidemment...).

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Tout est la faute de nos parents, c’est bien connu ! À cause de cette éducation totalement inadéquate, nous voilà contraints de vivre lestés d’un fardeau. S’il est fort probable qu’en effet père et mère n’aient pas été totalement à la hauteur, reste que c’est à nous de bouger et de redorer notre blason. Faisons un petit tour dans le passé pour mieux préparer notre avenir (radieux, évidemment...).

LE NARCISSISME, UNE ÉTERNELLE CONSTRUCTION
N’y allons pas par quatre chemins. Le narcissisme n’est pas une qualité dont l’individu serait doté à la naissance... ou pas. Cette reconnaissance de soi, ce mélange de sympathie et d’acceptation de qui l’on est, ce sentiment qui fait dire « Je suis comme je suis et c’est très bien comme ça ! », tout cela se construit dès l’enfance. Ou il se construit mal. Dans le manque (hypo-) ou dans l’excès (hyper-).

Qui dit enfance dit parents, bien sûr. Vos difficultés viendraient-elles de leur défaillance, voire de leur dysfonctionnement ? Il serait aberrant de répondre par la négative, car nous ne pouvons malheureusement pas dire qu’ils n’y sont pour rien. C’est en effet auprès d’eux que vous avez grandi, ils sont vos premières figures d’attachement, les modèles sur lesquels vous avez pris appui.

Pour autant, nous ne pouvons pas tout leur mettre sur le dos non plus ! En effet, si l’estime de soi se construit dès le plus jeune âge, elle est avant tout liée aux expériences que nous vivons. Or nous en vivons en dehors de nos parents ! Ne serait-ce qu’en nous-mêmes pour commencer, dans notre corps, notre cœur, notre tête. Et puis, bien évidemment, auprès des autres adultes référents (grands- parents, nounou, professeurs...) comme de nos petits camarades.

Pour faire court, l’amour de soi se construit bien quand nous vivons :
• des expériences physiques et corporelles qui favorisent notre sentiment de sécurité ;
• des expériences émotionnelles et psychiques qui créent notre sentiment d’identité ;
• des expériences affectives et relationnelles qui confortent notre sentiment d’appartenance.
Mais tout ne se joue pas avant 7 ans, de même que rien n’est fichu après la majorité! De telles expériences, tout le monde en fait, chaque jour et jusqu’à la fin desdits jours. Que vous le vouliez ou non, tout ce que vous allez vivre à compter d’aujourd’hui va avoir une influence sur votre niveau d’estime de soi. Rien n’est figé, notre sentiment de valeur personnel fluctue en fonction des événements vécus. Car c’est ce qui est vécu en soi et avec les autres qui va permettre de :
• construire une bonne image de soi ;
• fragiliser une bonne image de soi ;
• réparer une mauvaise image de soi ;
• conforter une mauvaise image de soi.

Ainsi, tout reste possible! Évidemment, ce qui a été vécu dans l’enfance et à l’adolescence a conditionné la solidité et la qualité du sentiment que nous avons de nous-mêmes une fois devenus adultes. Mais si l’enfance est ce moment où le narcissisme s’élabore, nous pouvons tous, au cours de notre existence, le réparer, le renforcer. Il est important que vous le sachiez avant de commencer à revisiter votre histoire pour comprendre les raisons qui ont fait que votre narcissisme s’est mal construit, dans le manque ou dans l’excès. Personne n’est condamné à souffrir à jamais d’un narcissisme défaillant.

Aurélie Aimeret

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