Petit historique de la bicyclette

Le célérifère est habituellement considéré comme l’ancêtre de la bicyclette. Inventé en 1790, il ne fut guère considéré comme autre chose qu’une curiosité. En effet, l’absence de direction l’empêchait d’être véritablement utilisable.

© Istock

Le célérifère est habituellement considéré comme l’ancêtre de la bicyclette. Inventé en 1790, il ne fut guère considéré comme autre chose qu’une curiosité. En effet, l’absence de direction l’empêchait d’être véritablement utilisable.

En 1817, le baron allemand Karl Drais von Sauerbronn a inventé la draisienne, une « machine à courir », constituée d’un cadre en bois et de deux roues. La fourche avant étant directrice, il devenait possible de se déplacer efficacement, en se mettant en équilibre sur les deux roues.

L’histoire de la bicyclette telle que nous la connaissons commence avec l’arrivée des pédales. Inventées vers 1861 par Pierre Michaux, serrurier en voitures à façon, elles permettent le développement des premiers vélocipèdes à pédales. Ils connaissent un grand succès populaire à partir de 1867.

Les progrès techniques se sont développés, surtout en Angle- terre. Pour pouvoir aller plus vite, il était nécessaire d’augmenter la distance parcourue à chaque tour de pédales. La première idée qui vint tout naturellement fut d’augmenter la taille de la roue solidaire des pédales. Avec sa grande roue avant, le grand-bi, apparu en 1872, est resté célèbre.

En 1884, avec l’ajout d’une transmission par chaîne, il est devenu possible d’asseoir le cycliste à l’arrière de la roue, ce qui est bien plus sécurisant, d’où l’appellation « bicyclette de sécurité » réservée aux premiers deux-roues ressemblant de très près à nos engins actuels. De plus, il a suffi de mettre un pignon plus petit à l’arrière qu’à l’avant pour obtenir une démultiplication permettant d’augmenter la distance parcourue lors d’un tour de pédales. Il ne manquait que le pneumatique et la roue libre, inventés respectivement en 1888 et 1898. On peut dire que le vélo actuel date de la fin du xixe siècle.

Le Tour de France est né en 1903, les systèmes à plusieurs vitesses commencèrent à être utilisés dans les compétitions dans les années 1930. Le vélocar, apparu dans les années 1930, était un vélo couché, ancêtre du vélomobile. Les dérailleurs se développèrent durant les années 1950. Le VTT, Vélo tout-terrain, a été inventé en 1972, et depuis une trentaine d’années, les technologies du cycle ont beau- coup évolué, que ce soit au niveau des matériels, des types de vélos ou des tenues, rendant l’utilisation de la bicyclette bien plus aisée, agréable et efficace.

---------------------
Le saviez-vous ?
En 2007, le vélo a été la première activité physique des Français, pratiqué par 42 % de la population, soit 24 millions de personnes, dont 16,8 millions de réguliers (au moins une fois par mois). Les usages principaux étant les loisirs et le tourisme pour 94 % des cyclistes. L’usage utilitaire du vélo, pratiqué régulièrement par 15 % des cyclistes, est en croissance, alors que 8 % utilisent leur vélo de façon sportive.
Informations chiffrées tirées du livre de Nicolas Mercat, L’Économie du vélo en France, ODIT France, INDDIGO-Altermodal.
----------------------------

Un accessoire de loisir
La bicyclette est un moyen de transport bon marché. Elle s’est beaucoup popularisée durant l’Entre-deux-guerres. Pendant les années 1960, elle a été progressivement concurrencée par les engins motorisés. Le temps de l’utilisa- tion du vélo comme moyen de locomotion, sans autre alternative, est terminé. La société de consommation et se centres commerciaux périphériques ont rendu la voiture presque indispensable, entraînant un déclin des ventes de bicyclettes. Depuis quelques décennies, elles sont reparties à la hausse. D’un outil de transport, le vélo s’est transformé en accessoire de loisir.

La promenade du dimanche, en famille le long d’un canal, en forêt ou dans un lieu touristique, est certainement le modèle le plus connu de l’utilisation de la bicyclette. Quel bonheur en effet de se sentir proche de la nature, d’entendre les oiseaux et de sentir les odeurs de fleurs ou de sous-bois. Il est très facile de faire une petite pause, les bicyclettes appuyées contre les arbres, et de sortir du sac les petits biscuits à partager entre amis ou avec les enfants, de ramasser des fraises des bois ou de profiter d’un joli paysage. Les plaisirs vécus dans ces moments-là ne sont pas tous directement liés à l’utilisation du vélo, mais bien souvent ils en sont accentués. En effet, l’effort modéré et l’oxygénation apportée durant le trajet apaisent le cycliste, et lui procurent un état de réceptivité générant un sentiment de plénitude.

Il n’y a aucun doute, le vélo est avant tout associé aux loisirs, pour des raisons tellement profondes que prendre le vélo pour se déplacer revient tout simplement à associer l’agréable à l’utile.

Un sport aux multiples disciplines
De nombreux cyclistes utilisent leur vélo dans une pratique sportive, sous différentes formes. En plus d’un siècle d’existence, le vélo a évolué dans différentes directions L’invention du VTT en 1972 et le développement de la société des loisirs se sont traduits par l’émergence de nombreuses disciplines sportives.

Le vélo, véhicule utilitaire
La technologie des vélos sportifs est très évoluée. Aucun accessoire superflu ne vient encombrer la machine, qui est souvent bichonnée par son propriétaire. Le vélo utilitaire correspond à une autre approche. Ici, point de recherche de performance, mais d’efficacité fonctionnelle. On trouvera donc bien souvent des accessoires tels des garde-boues, un porte-bagages, une sonnette, voire une béquille et, bien sûr, un antivol. Que ce soit simplement pour aller chercher le pain, ou pour se rendre quotidiennement au travail ou à l’école, le vélo est utilisé pour des déplacements. Son efficacité en a fait un outil de mobilité essentiel durant des décennies en France, et c’est toujours le cas dans de très nombreux endroits sur la Terre.

 Hervé Bellut

 

Si cet extrait vous a intéressé,
vous pouvez en lire plus
en cliquant sur l'icône ci-dessous 

Couverture de livre