L’eau représente environ la moitié à deux tiers du poids du corps humain et participe à pratiquement toutes les grandes fonctions physiologiques. Elle permet notamment le transport des nutriments, contribue à la régulation de la température corporelle et intervient dans l’élimination des déchets métaboliques. Pourtant, lorsqu’il s’agit de savoir quelle eau boire, les réponses sont multiples : eau du robinet, eau minérale, eau filtrée, eau osmosée ou encore eau dite dynamisée. Au-delà des préférences personnelles, plusieurs critères permettent d’aborder la relation entre eau, santé et bien-être avec discernement.
Avant de rechercher une eau possédant des caractéristiques particulières, sa fonction première reste l’hydratation. L’organisme perd continuellement de l’eau par les urines, la transpiration, la respiration et les selles. Ces pertes doivent être compensées par les boissons et par l’eau naturellement présente dans l’alimentation.
Les besoins varient en fonction de l’âge, de l’activité physique, de la température extérieure, de l’alimentation et de différentes situations physiologiques. Fruits, légumes, soupes et autres aliments riches en eau participent également à l’hydratation quotidienne. Une consommation régulière répartie au cours de la journée constitue généralement une approche préférable à l’absorption ponctuelle de grandes quantités.
En France, l’eau du robinet destinée à la consommation humaine fait l’objet de contrôles sanitaires portant sur de nombreux paramètres microbiologiques, chimiques et physico-chimiques. Sa composition varie cependant d’une région à l’autre selon l’origine de la ressource et les traitements appliqués. Une eau peut ainsi être plus ou moins calcaire, minéralisée ou chlorée tout en demeurant potable.
L’eau en bouteille n’est pas nécessairement « plus pure ». Les eaux minérales naturelles possèdent une composition minérale relativement stable et parfois fortement marquée. Certaines sont riches en calcium ou en magnésium, tandis que d’autres présentent une faible minéralisation. Le choix dépend donc davantage de la composition recherchée que d’une opposition systématique entre bouteille et robinet.
Calcium, magnésium, sodium, bicarbonates et autres éléments naturellement présents participent à la composition des eaux minérales. Une eau riche en calcium ou en magnésium peut contribuer aux apports alimentaires de ces minéraux, même si l’alimentation demeure généralement leur source principale.
À l’inverse, une eau faiblement minéralisée peut parfaitement participer à une bonne hydratation. La notion d’eau pure ne doit donc pas être confondue avec celle d’une eau totalement dépourvue de minéraux. Pour un usage quotidien, le critère essentiel demeure sa qualité sanitaire et son adéquation aux besoins de la personne.
Le pH de l’eau indique son caractère plus ou moins acide, neutre ou alcalin. Certaines eaux minérales sont naturellement alcalines, notamment en raison de leur teneur en bicarbonates, tandis que d’autres présentent un pH légèrement inférieur.
Les discours consacrés à l’eau alcaline lui attribuent parfois la capacité de modifier profondément l’équilibre acido-basique de l’organisme. Cette affirmation mérite d’être nuancée. Chez une personne en bonne santé, le pH sanguin est maintenu dans une plage extrêmement étroite grâce principalement aux poumons et aux reins. Boire une eau alcaline ne permet donc pas de « rendre le sang alcalin » de façon significative.
Cela n’empêche pas la composition ou le goût d’une eau de favoriser sa consommation régulière. Une eau que l’on apprécie et que l’on boit suffisamment possède déjà un avantage concret : elle facilite une hydratation satisfaisante.
La qualité de l’eau dépend également de la maîtrise des contaminants. Chlore et sous-produits de désinfection, nitrates, résidus de pesticides, certains métaux ou diverses substances issues des activités humaines font l’objet d’une surveillance réglementaire.
Le calcaire, souvent incriminé, correspond principalement à la présence de calcium et de magnésium. Une eau dure n’est donc pas, par principe, une eau dangereuse pour la santé. Le calcaire constitue surtout un problème domestique en raison des dépôts qu’il provoque dans les appareils, les canalisations et sur les surfaces.
Le chlore utilisé pour sécuriser microbiologiquement l’eau peut, quant à lui, donner un goût ou une odeur perceptible. Selon la qualité locale de l’eau et les préférences de chacun, une filtration de l’eau peut alors être envisagée.
Tous les systèmes de purification de l’eau ne fonctionnent pas de la même manière. Les filtres à charbon actif sont notamment utilisés pour réduire certaines substances responsables de goûts et d’odeurs, ainsi que différents composés organiques. D’autres dispositifs associent plusieurs médias filtrants afin d'agir sur des catégories déterminées de contaminants.
Il est important de choisir un appareil en fonction de la qualité réelle de l’eau à traiter. Un dispositif mal entretenu peut perdre de son efficacité et devenir lui-même une source de dégradation de la qualité microbiologique. Le remplacement des cartouches et le respect des recommandations du fabricant sont donc essentiels.
L’osmose inverse constitue une technique de traitement reposant sur une membrane semi-perméable. Sous l’effet de la pression, l’eau traverse cette membrane tandis qu’une part importante des substances dissoutes est retenue puis évacuée avec l’eau de rejet.
Un osmoseur domestique peut ainsi réduire de nombreux sels dissous et différents contaminants, selon les performances de sa membrane et la configuration de l’installation. L’eau osmosée obtenue est généralement très faiblement minéralisée. Cette technique peut être intéressante lorsqu’une purification poussée est recherchée, mais elle nécessite une installation correctement dimensionnée et un entretien rigoureux.
L’osmose inverse produit également une certaine quantité d’eau de rejet et élimine une grande partie des minéraux initialement présents. Certaines installations comportent donc une étape de reminéralisation après osmose.
Une eau obtenue par purification par osmose inverse peut également servir à la préparation du thé, du café, des soupes ou à la cuisson des aliments. Son faible niveau de minéralisation et l'absence de certaines substances responsables de goûts particuliers peuvent modifier les qualités organoleptiques des préparations.
Pour autant, l’eau utilisée en cuisine ne doit pas être envisagée isolément du reste de l’alimentation. Les minéraux nécessaires à l’organisme proviennent principalement d’un régime alimentaire diversifié. Le choix d’une eau pour cuisiner repose donc à la fois sur sa qualité sanitaire, sa composition et les préférences gustatives.
La bio-électronique de Vincent, développée au XXe siècle par l’ingénieur français Louis-Claude Vincent, propose d’étudier les milieux biologiques et l’eau à partir de trois paramètres principaux : le pH, le potentiel d’oxydo-réduction et la résistivité. Dans cette approche, différentes combinaisons de ces valeurs sont interprétées comme révélatrices de la qualité du terrain biologique ou de celle d’une eau.
Cette théorie continue d’être évoquée dans certains courants de santé naturelle, notamment lorsqu’il est question de pureté ou de caractéristiques électrochimiques de l’eau. Elle doit toutefois être distinguée des critères sanitaires actuellement utilisés pour déterminer la potabilité : ses interprétations globales concernant la santé ne bénéficient pas du même niveau de validation scientifique que les analyses microbiologiques et chimiques réglementaires.
À côté des techniques de filtration s’est développée une autre famille d’approches autour de l’eau dynamisée ou de l’« eau vivante ». Elles cherchent non plus seulement à retirer certaines substances, mais à modifier les propriétés physiques attribuées à l’eau après son traitement.
Les travaux de Marcel Violet, ingénieur français du XXe siècle, sont régulièrement cités dans ce domaine. Ses recherches autour de l’« eau dynamisée » ont contribué à populariser l’idée qu’une eau pourrait retrouver certaines caractéristiques après avoir subi des traitements ou des procédés spécifiques.
Ces conceptions restent cependant controversées et les notions de « vitalité de l’eau » ou d’« eau vivante » ne correspondent pas à des critères reconnus de potabilité ou à des bénéfices sanitaires démontrés. Une personne intéressée par ces procédés peut donc les considérer comme une démarche complémentaire de bien-être, sans les substituer aux exigences fondamentales concernant la qualité microbiologique et chimique de l’eau.
Pour déterminer quelle eau boire, il n’existe finalement pas une réponse universelle. Une eau du robinet conforme aux normes sanitaires convient généralement à une consommation quotidienne. Lorsque son goût déplaît ou lorsqu’un problème particulier est identifié localement, une filtration appropriée peut améliorer certaines de ses caractéristiques. Une eau minérale peut être choisie pour sa composition spécifique, tandis que l’osmose inverse répond davantage à une recherche de purification poussée.
L’important est d’éviter de juger la qualité d’une eau à partir d’un seul paramètre. Un pH élevé ne garantit pas à lui seul une meilleure eau, une faible minéralisation n’est pas nécessairement synonyme de qualité supérieure et une eau très minéralisée n’est pas systématiquement préférable.
La relation entre eau, santé et bien-être repose d’abord sur trois principes : disposer d’une eau potable de bonne qualité, maintenir une hydratation suffisante et choisir une composition adaptée à ses habitudes et à son alimentation. Eau du robinet, eau en bouteille, eau filtrée ou eau osmosée peuvent toutes trouver leur place selon les circonstances.
Les procédés de filtration de l’eau et l’osmose inverse permettent d’agir sur certains composés lorsqu’un besoin réel existe. Les approches telles que la bio-électronique de Vincent ou la dynamisation de l’eau appartiennent, quant à elles, à des conceptions alternatives qu’il convient de différencier des critères scientifiques de potabilité. Dans une démarche de bien-être naturel, rechercher une eau agréable à boire, sûre sur le plan sanitaire et adaptée à son mode de vie reste finalement le meilleur moyen d’en faire une véritable alliée de l’équilibre quotidien.
Eau dynamisée/Structurée
Dynamiseur Marcel Violet