L'Ame et l'égo / La dimension terrestre de l’Etre



L’ego et le corps
L’être humain est un être vivant complexe. Il est fait d’un corps sexué, d’un appareil psychique, d’un mental, d’un cerveau. L’ego est tout ce qui nous conditionne. Il est fait de tous les enregistrements que nous accumulons tout au long de notre vie. Nous naissons dans une famille, dans un pays, une société, une culture, et tous ces éléments nous façonnent, modèlent notre personnalité. En fonction de tous ces paramètres et au fur et à mesure du fil de notre évolution, nous nous construisons une histoire, un rôle, une fonction, un personnage plus ou moins fictif et plus ou moins éloigné de qui nous sommes vraiment. Je vais tenter de définir ci-après ce qu’est une âme, « sa logique » que je vais opposer à l’ego. Cette opposition existe très souvent dans la littérature spirituelle, et il se trouve que mon expérience confirme cette opposition.

J’ai été très en contact avec cette opposition de ces deux dimensions à l’intérieur de moi, et ce conflit fait partie intégrante du processus d’éveil des âmes jumelles.

Dans cette acceptation des choses, l’ego est, pourrait-on dire, tout ce qui n’est pas la dimension sacrée. Il est la forme auquel nous nous identifions, les pensées mentales auxquelles nous nous référons. Il est la forme limitée de notre incarnation terrestre. L’ego est empêtré dans des croyances, dans le raisonnement, dans la matérialisation des choses. L’ego est connecté au cerveau gauche, à tout ce qui est logique et rationnel. Tandis que l’âme est connectée au cerveau droit, à tout ce qui est perception plus large et intuition.

L’ego est aussi la partie yang de notre être, le masculin, ce qui nous permet d’être incarnés sur cette Terre. Il est complètement identifié au corps physique et à sa finitude. C’est pourquoi l’ego à une logique de peur. Il est aussi relié au cerveau reptilien, à celui qui nous protège du danger et nous fait penser le monde et la vie comme dangereux.

Arnaud Desjardins dit, à propos de l’ego : « Le véritable mécanisme de l’ego est une projection du «moi individualisé» sur tout ce qui n’est pas moi. J’emploierai même l’expression d’impérialisme. L’impérialisme de l’ego est absolu. Le monde entier est perçu en fonction de cette impression de soi-même... Tout est pris de manière égocentrique. » (Arnaud Desjardins, 1979)

Il est important néanmoins de ne pas juger l’ego comme étant le « mauvais élève de l’école spirituelle ». En tant qu’humain, nous avons cet ego qui s’oppose à notre dimension spirituelle, et il a toute sa raison d’être. Contrairement à ce qu’il est parfois dit sur l’ego dans la spiritualité, il n’est surtout pas à bannir ni à rejeter, sinon comment pourrait-on parler de chemin spirituel et d’unité. Il est comme un enfant que l’on doit prendre en compte, dont on doit s’occuper avec compassion, mais sur lequel on doit veiller pour qu’il ne devienne pas tyrannique. C’est ainsi qu’il pourra se sentir aimé et se dissoudre.

L’incarnation de l’âme dans le corps
Pour les bouddhistes, le corps est le temple de l’âme. Ils appellent aussi le corps le « petit véhicule » et l’âme le « grand véhicule ».

L’âme s’intègre dans notre corps physique au niveau des centres énergétiques appelés « chakras ». Nous avons sept chakras principaux qui sont des roues énergétiques situées tout au long de la colonne vertébrale, et c’est là que notre âme, notre dimension énergétique, réside.

La dimension sacrée de notre être s’incarne dans l’humain au niveau de trois chakras supérieurs. Le chakra coronal, qui se trouve juste au-dessus du crâne, le troisième œil, qui se trouve entre les deux yeux, et le chakra du cœur, qui se trouve au milieu de la poitrine.

Le chakra coronal relie notre âme directement au cosmos, à l’énergie divine ; c’est la partie la plus lumineuse de notre âme. Elle peut alors être un canal direct pour recevoir les messages des guides spirituels et des êtres de lumières. Elle permet d’avoir accès à la mémoire universelle qu’on appelle aussi les « annales akashiques »4 (appellation ésotérique pour nommer « le lieu » où sont enregistrées les expériences du monde depuis la nuit des temps. Elle se rapproche de l’inconscient collectif de Jung).

Le troisième œil est la partie reliée au cerveau où peuvent se retrouver les mémoires de l’âme, mais également tout ce qui touche aux dons de médiumnité, de prémonitions, d’intuitions, de clairvoyance, de clairaudience. C’est la partie de l’âme qui est connectée à notre cerveau droit, c’est l’âme qui s’humanise et s’ « alchimise » dans notre cerveau. Le troisième œil ouvre des dimensions plus ésotériques.

Le chakra du cœur est le lieu où réside la capacité à être dans l’amour inconditionnel et dans la compassion des bodhisattva5. Il est le point de jonction entre le haut et le bas, entre la partie sacrée et la partie terrestre. Nous sommes des êtres spirituels incarnés dans un corps terrestre physique. Nous sommes des « ponts » entre la Terre et le ciel, et cette reliance se fait dans notre corps au niveau du chakra du cœur. Quand une personne est en contact avec sa dimension sacrée et qu’elle a des difficultés à s’incarner, beaucoup de blocages vont se loger dans cette partie du corps : il peut y avoir des blocages, des difficultés à respirer, un sentiment d’étouffer. D’un point de vue spirituel, c’est le signe d’un désaccord entre les deux niveaux de l’être. D’un point de vue psychologique, ce peut être toute autre raison.

Les autres chakras dits « inférieurs », le plexus, le hara et le chakra racine, sont évidemment tout aussi importants, car ils nous relient à la Terre et à notre incarnation. Ces trois derniers chakras concernent tout ce qui relève de l’ego. Pour qu’un être puisse incarner sa dimension divine sur Terre, il doit pouvoir être stabilisé au niveau des trois premiers chakras et avoir un encrage solide. Il doit y avoir un alignement entre les chakras du bas et les chakras du haut. La connexion entre la Terre et le ciel se fait au niveau du cœur, et c’est pourquoi, lorsqu’on est tiraillé entre l’ego (la Terre/le chakra racine) et l’âme (le ciel/le chakra coronal), c’est le cœur qui souffre.

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4 Concept ésotérique, les annales akhashiques désigne la mémoire de l’univers. Gigantesque base de données où réside toute la mémoire des âmes depuis le début des temps, elles sont une immense bibliothèque énergétique qui contient la mémoire de l’univers. Lieu éthéré où sont enregistrées toutes les informations des âmes et des événements qui peuplent ce monde ; elles peuvent être consultées spontanément (éveil du troisième œil) ou volontairement (régression de vies antérieures par exemple).

5 Terme sanscrit qui désigne dans le bouddhisme celui qui est sur la voie de l’éveil, mais qui renonce au nirvana, c’est-à-dire à l’éveil total et reste dans le samsara (roue des réincarnations) par compassion pour les autres êtres. Il devient alors un guide spirituel pour ceux qui cherchent à s’élever.

 

Estelle  Maillard       
                                                                              

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