Expo / Le Théâtre Enchanté de Maryam



Maryam Alakbarli
Du 28 Mai au 29 Mai 2016
Salon Art Shopping · Carrousel du Louvre · Stand D3


Bouquet "Mimar Sinan" - Acrylique sur toile 80X60 - 2011
Bouquet "Mimar Sinan" - Acrylique sur toile 80X60 - 2011

 

Le Petit Prince de Maryam Alakbarli
L’exposition est consacrée au Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Ce conte poétique raconte la rencontre entre deux êtres d’univers totalement diférents : un aviateur échoué au milieu du désert et le petit prince qui vient d’une autre planète. Au coeur du dialogue entre l’adulte qui cherche à réparer son avion et l’enfant, va s’opérer un changement de position, car c’est l’enfant qui va conduire cet homme raisonnable à retrouver sa créativité et à s’envoler de nouveau.

Ce livre est une métaphore de la rencontre entre un auteur et ses lecteurs, le spectateur et une oeuvre. La délicatesse et la candeur du Petit Prince évoquent des artistes comme Maryam Alakbarli. Par son être si fragile, très sensible aux énergies des autres et au chaos du monde, elle exige calme et sérénité.

« Qu’est ce que signife apprivoiser? », demande le petit prince au renard. En peignant, Maryam Alakbarli apprivoise le monde en créant un nouveau regard enchanteur sur son entourage. « Elle crée des liens », dirait le renard, semblable à cent mille renards, mais qui deviennent, une fois apprivoisés, uniques dans leurs rencontres avec l’autre. Les deux tableaux de Maryam Alakbarli, la Rose du Prince et le Jardin de roses, montrent justement ce moment précis où l’artiste, par son pinceau, permet de voir une rose parmi cent mille roses. Le spectateur alors n’est plus perdu dans une multitude mais perçoit la beauté d’une seule feur, dans un lien incarné et choyé.

Peindre est un voyage initiatique. Maryam Alakbarli fait renaître l’enfant qui est en chacun de nous, si nous savons regarder. Son langage, simple et dépouillé, va vers l’essentiel. Son imaginaire est loin du monde des apparences et du jugement. Son authenticité et sa sensibilité sont sa force.

« On ne voit bien qu›avec le coeur. L›essentiel est invisible pour les yeux. », dit le petit prince. Maryam Alakbarli nous communique par la peinture sa perception de la vie. « Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. » Avec Maryam Alakbarli, nous apprenons à nous apprivoiser réciproquement et à être responsable du monde enchanteur qui nous entoure, en apprenant à le perpétuer. « Où est-ce chez toi ? » : silence méditatif... Le chez soi de l’artiste qui circule entre les mondes comme le petit prince est justement sa création.

La détermination de ce petit bonhomme qui ne semble jamais égaré, jamais fatigué, jamais afamé, jamais assoifé, jamais mort de peur, est également la force de Maryam Alakbarli, celle de construire imperturbablement son propre univers.

Pour Maryam Alakbarli, la rose est une planète en soi. Elle est en phase avec le changement de saisons, le cycle d’une journée, l’alternance du jour et de la nuit.

De même, les couchers de soleil sont au coeur de son existence et de son oeuvre. Dans sa peinture, l’apparition du petit prince correspond à une spirale de lumière.

L’immensité du désert devient un vortex cosmique. Le cercle et la spirale sont omniprésents dans ses tableaux. Ces formes tournoyantes incarnent autant la danse que les structures qui composent l’univers. La spirale est constitutive de l’infniment petit et même, de l’infniment grand. Symbole parmi les plus archaïques de la psyché humaine, la spirale se retrouve autant dans la double hélice de l’ADN que dans le tourbillon des galaxies.

Maryam Alakbarli peint la planète du petit prince avec des volutes qui représentent les champs magnétiques. Les arabesques rappellent les formes du vivant qui régissent tout l’univers. Chez Maryam Alakbarli, les astres se transforment en boules de toutes les couleurs reliées entre elles par des enroulements rythmiques, des constellations.

Le changement d’échelle est permanent dans l’oeuvre du Petit Prince entre l’adulte et l’enfant, les planètes et les choses. En peinture, ce changement conduit à de nouvelles perspectives et à des ouvertures sur d’autres possibles, d’autres chemins.

Une circulation entre les univers des uns et des autres et ce qui semble fgé est remis en mouvement et en circulation.

Maryam Alakbarli sait invoquer et nous communiquer son intérieur secret par son oeuvre qui devient ici une caisse de résonnance aux couleurs lumineuses.

Jeanette Zwingenberger
Historienne de l’art et commissaire d’exposition indépendante, Membre de l’Association Internationale des Critiques d’Art (AICA)

Maryam Alakbarli est née le 4 juillet 1991 à Bakou.
Dès sa tendre enfance elle a montré de l'intérêt pour les arts plastiques. Elle a étudié dans diférentes écoles de Bakou et Moscou. Actuellement elle étudie à l'Ecole Supérieure d'Art Décoratif de Paris.
Les œuvres de la peintre sont spontanées,elle travaille courageusement avec les couleurs,créant un monde vif, sûr et harmonieux. L'une des particularités de sa peinture est le travail des couleurs,la mise en valeur des contrastes des couleurs complémentaires. Selon I.Ittein, un des créateurs de Bauhaus ''Deux couleurs complémentaires forment un couple singulier. Elles sont les contraires l'une de l'autre... et s'excitent l'une l'autre jusqu'à la vivacité maximale...''

Maryam marie les couleurs en maître et ça, c'est avant tout le travail de l'intuition d'un vrai artiste, renforcé par une grande expérience. La particularité de sa création consiste en ce sens inné de la couleur - elle fait intuitivement ce que les autres apprennent pendant plusieurs années d'études. Maryam Alakbarli est une peintre trisomique. Elle perçoit l'environnement de manière extraordinaire et permet aux spectateurs de voir le monde à travers ses yeux.

La vivacité des œuvres de Maryam est expliqué par le critique d'art français Thierry Dufreine: ''Quand j'ai vu ses dessins et ses compositions abstraites pour la première fois, du premier coup, j'ai compris ce qu'elle fait et ce qu'elle veut montrer au moyen de ses œuvres. C'est le retour à la cause première. Vers ce moment où toutes les formes ne sont que la lumière et donc sont égales.''

Les tableaux joyeux et paisibles de Maryam refètent sa profonde conception individualisée de tout ce qui nous entoure. A notre époque de triomphe de la technologie et du rationnel total elle met dans ses œuvres autant de sincérité, d'harmonie et de bonté, elle nous inspire en nous les sentiments réciproques malgré nous. Dans cette période actuelle de son apprentissage heureux, elle s'initie avec tout son cœur, avec tout son âme, tout son être au-delà de ses forces à un niveau de développement de sa création absolument nouveau. Tout ceux, qui autrefois et aujourd’hui encore refusent aux enfants trisomiques de vivre, d'étudier à l'égal des autres, d'être membre à part entière de notre société, ne tiennent jamais compte de la nature unique de ces enfants, de leur capacité à ofrir de la joie à ceux qui les entourent.

« Ce que nous dit Maryam, jeune femme lumineuse et coquette, qui aime la mode et porte du vernis vert d'eau, des robes à feurs sous un blouson de cuir, sur le monde, il faut l'entendre. C'est un message revigorant. Il nous donne envie de vivre encore plus fort, en étant encore plus dans la joie et le partage.
Ouvrez les yeux et laissez vous enchanter »

Plus d'infos sur

www.maryam-alakbarli.fr